Vous êtes IDEL et vous vous sentez éreinté ? Et si cette fatigue inhabituelle cachait un burn-out infirmier ? Cet article va vous aider à comprendre l’épuisement professionnel et à faire le différencier d’un simple stress passager.
Qu’est-ce que le burn-out infirmier ?
Comment se définit le burn-out en milieu infirmier ?
Pour parler de burn-out infirmier, l’OMS utilise les termes de syndrome d’épuisement professionnel. Et cela décrit bien la situation !
Il s’agit de l’effondrement d’une personne, sur le plan émotionnel, mental et physique. Cet état est dû à un stress chronique. Et il est amplifié par la surcharge de travail et le trop-plein de responsabilités.
Quels sont les chiffres relatifs à l’épuisement professionnel des IDE ?
98 % des professionnels de santé disent ressentir des signes de stress ou de burn-out durant leur carrière, selon un rapport du ministère de la Santé en 2023.
Les infirmières font, bien sûr, partie des catégories à risque. En 2021,l’ONI a questionné 60 000 IDE à ce sujet :
- 85 % des infirmiers estiment que leurs conditions de travail se dégradent.
- 54 % des salariés déclarent traverser un burn-out.
Devenir infirmière libérale n’est pas, non plus, de tout repos. Une étude réalisée en 2020 par la CARPIMKO a montré que :
- 56,5 % des professionnels de santé libéraux sont concernés par le burn-out.
- 37,8 % des libéraux présentent des signes d’hyperstress.
Pourquoi les infirmiers sont-ils particulièrement à risque ?
Horaires décalés, charge de travail conséquente, etc. Tout est réuni pour que les infirmières salariées soient impactées. Mais pour celles qui ont souhaité s’installer en tant qu’infirmière libérale, le constat est aussi alarmant. Les IDEL sont menacés par ce syndrome, car ils subissent :
- Une pression administrative ;
- Une grande charge émotionnelle ;
- Un isolement professionnel.
Quelles sont les causes du burn-out chez les infirmiers ?
La charge émotionnelle et physique du métier d’infirmier
De nombreuses situations favorisent le burn-out infirmier :
- La gestion des urgences ;
- L’accompagnement des patients en fin de vie ;
- L’aide aux familles en détresse ;
- Et bien d’autres cas encore.
En parallèle, le corps des infirmiers est mis à rude épreuve. La fatigue s’installe facilement, tout comme troubles musculo-squelettiques liés :
- Aux manipulations répétitives ;
- À l’utilisation d’équipements médicaux lourds ;
- À la prise de postures prolongées et inconfortables.
Les horaires décalés et leurs impacts sur la santé
Garde de nuit, puis de travail de jour, etc. Le rythme biologique des IDE a de quoi être impacté !
Les infirmières libérales, elles, jonglent toute la journée entre :
- Leurs visites à domicile ;
- La mise en place des bilans de soins infirmiers (BSI) ;
- Les déplacements ;
- Et bien d’autres tâches.
La surcharge de travail des infirmières et leurs responsabilités accrues
Dans les hôpitaux et autres structures
Le manque de personnel soignant oblige bon nombre d’infirmières à prendre en charge des patients supplémentaires. Elles doivent aussi :
- Se conformer à des protocoles lourds ;
- Mettre à jour la trace écrite de leurs soins et transmettre les dossiers patients à leurs collègues ;
- Faire régulièrement des demandes de matériel ou de médicaments ;
- Etc.
Face à cette pression, la fatigue persistante devient vite une norme !
Pour les infirmiers libéraux
Le travail des IDEL ne s’arrête pas à leurs soins à domicile. Entre la gestion de leurs dossiers patient et la facturation des BSI, il leur reste diverses tâches à finir, lorsqu’elles rentrent chez elles. Certaines travaillent parfois entre 13 et 14 h par jour !
Les symptômes du burn-out infirmier
Les signes physiques et comportementaux du burn-out
Le stress et la lassitude sont des réactions ponctuelles, lorsque l’on est confronté à une situation difficile. Le burn-out est plus insidieux. Il s’installe dans la durée et affecte autant le mental que l’émotionnel ou le physique. Il se traduit par une fatigue intense et persistante. Cette asthénie s’accompagne souvent de :
- Troubles du sommeil ;
- Douleurs chroniques.
Les symptômes émotionnels de l’épuisement professionnel infirmier
Souvent, les infirmiers en burn-out ressentent :
- Une profonde tristesse ;
- Une grande irritabilité ;
- Un désespoir face à la charge de travail
En prime, ils souffrent d’un manque de reconnaissance qui impacte leur moral.
Les symptômes cognitifs et comportementaux du burn-out pour un infirmier
L’épuisement professionnel engendre des difficultés de concentration ou d’attention. Cela peut compliquer la prise de décision. Les oublis dans les traitements s’enchaînent. Quant à la facturation d’une IDEL, elle peut devenir un vrai casse-tête !
Le burn-out affecte aussi le comportement des soignants. Ils ont souvent envie de s’isoler plutôt que de discuter avec d’autres blouses blanches.
Quelles sont les conséquences du burn-out sur les infirmiers et les soins
Impact sur la santé mentale et physique de l’infirmier
Le burn-out détériore la santé physique et mentale. Et les conséquences sont parfois extrêmement graves. Il génère :
- De l’anxiété ;
- De la dépression ;
- Des troubles musculo-squelettiques.
Parfois, les symptômes sont tellement invalidants qu’ils menacent la capacité des infirmières à poursuivre dans cette profession.
Effets du burn-out sur la qualité des soins prodigués
Les capacités d’attention étant moindres, le risque d’erreur augmente durant un soin infirmier. Une IDE épuisée dispose de moins de recul. Elle a moins d’énergie à donner à ses patients. Et cela compromet, bien évidemment, la qualité de ses actes.
Conséquences pour les équipes de soins
Il suffit d’une IDEL en burn-out pour que toute l’équipe médicale soit impactée. La charge de travail est plus conséquente. Et cela perturbe autant la qualité des soins que la cohésion de l’équipe des soignants.
Comment prévenir le burn-out infirmier ?
Le soutien professionnel
Reconnaître sa souffrance au travail est un premier pas, pour les infirmiers ou les aides-soignants. Certains établissements offrent d’ailleurs des espaces d’expression qui vont en ce sens.
Prendre des pauses régulières et se fixer des limites
Le repos est la condition sine qua non pour empêcher le burn-out. Il aide à préserver son énergie et évite un arrêt prolongé. Le mieux est donc d’écouter son corps et de s’offrir des moments de récupération fréquents.
Développer des pratiques de gestion du stress
Le stress est l’une des portes d’entrée pouvant mener à l’épuisement professionnel. Alors, si vous en ressentez les effets, testez l’une de ces solutions :
- Pratiquer la méditation ;
- S’adonner à la cohérence cardiaque ;
- Échanger son ressenti avec des collègues ou des amis proches.
Favoriser un équilibre entre vie professionnelle et personnelle
Prioriser son bien-être personnel est une nécessité. Il est donc capital d’aménager vos horaires, sans rogner sur la qualité des soins. C’est le moment de sortir votre calendrier d’IDEL et de planifier vos heures, si vous êtes en activité libérale !
Comment réagir face au burn-out ?
Demander de l’aide
Besoin d’un conseil ? Plusieurs plateformes offrent un soutien aux infirmières en burn-out, 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Voici les numéros verts à appeler :
- 01 40 54 53 77 (Programme M « Prévenir et accompagner les professionnels de santé en souffrance »)
- 0800 800 854 (Ordres des professionnels de santé) ;
- 0805 23 23 36 (Agence du DPC) ;
- 0800 858 858 (Croix-Rouge française).
Adapter son rythme de travail ou prendre un congé
Avez-vous pensé à alléger vos horaires pour préserver votre santé mentale ? En tant qu’IDEL, vous avez aujourd’hui des alternatives pour réduire votre charge de travail et gagner du temps. L’usage d’un logiciel de facturation performant, comme celui d’Ozzen, vous aide à :
- Gérer votre tournée de manière efficace ;
- Facturer sans erreur de façon rapide ;
- Centraliser les informations de votre patientèle en un seul endroit ;
- Les transmettre à ses collègues.
Si vous avez un poste en tant que salarié, vous pouvez également bénéficier :
- D’un congé de récupération ;
- D’horaires aménagés ;
- D’un reclassement ;
- D’un congé maladie.
Ressources et programmes de soutien pour infirmiers<
L’Agence DPC vous propose des formations en gestion du stress. Quant à l’ONI, il vous accompagne sur le plan administratif et juridique. Alors, n’hésitez pas à prendre contact avec ces organismes.
Le burn-out infirmier n’est pas à prendre à la légère. Fort heureusement, il existe des solutions pour prévenir votre équilibre. Alors, prenez les devants ! Si vous êtes IDEL ou si vous effectuez une transition de l’hôpital en libéral, pensez à vous doter d’un logiciel performant. Il pourrait bien vous changer la vie !
Sources
Sante.gouv – Le syndrome d’épuisement professionnel des soignants